Qu’ont en commun une murale Coca-Cola dans une ville rurale du Missouri de 2 200 habitants et le parc Disneyland à Anaheim en Californie? La réponse est simple : Walt Disney.

Disneyland a accueilli des centaines de millions de visiteurs depuis son inauguration en 1955, mais peu de gens savent qu’une petite ville a joué un rôle primordial dans la création du parc. Pour les adeptes les plus invétérés de la compagnie Walt Disney, la ville de Marceline au Missouri revêt une signification particulière puisque c’est la ville d’enfance de Walt Disney, le fondateur emblématique de l’entreprise. Bien que la famille Disney n’ait vécu que quatre années à Marceline, Walt a souvent mentionné que le temps passé dans cette communauté a été l’une des périodes les plus influentes et les plus importantes de sa vie. Quand vint le temps de bâtir Disneyland, Walt a souvent puisé dans ses souvenirs de Marceline pour s’en inspirer.

Au cœur de la ville actuelle de Marceline se trouve le Walt Disney Hometown Museum, le musée de sa ville natale. Il s’agit d’une petite institution privée gérée par Kaye Malins, directeur général, pour qui cette aventure est un travail d’amour depuis son ouverture en 2001. Grâce à une extraordinaire collection d’artéfacts uniques, d’expositions interprétatives magnifiques et d’une équipe de bénévoles passionnés, le Walt Disney Hometown Museum présente l’histoire de l’impact de la ville de Marceline sur Walt Disney, qui à son tour, a eu un impact énorme sur la culture populaire.

En juillet 2015, le directeur créatif du musée et natif de la région Toronto, Peter Whitehead, a communiqué avec l’une de ses amies, Krista Scaldwell, vice-présidente, Communications et affaires publiques de Coca-Cola Canada, pour lui parler d’une histoire intéressante à propos d’une vieille murale sur la rue principale de la ville.

« Après avoir fait des recherches, le musée a découvert que la murale Coca-Cola avait probablement été créée vers 1906, l’année où la famille Disney s’est installée à Marceline, a expliqué Peter. Étant donné la taille de la ville, peindre une telle murale a sûrement été un grand événement auquel auraient assisté les enfants. »

Cette occasion unique a vraisemblablement eu une grande influence sur un jeune garçon à l’esprit créatif, comme Walt Disney. « En fait, on sait que Walt connaissait la murale Coca-Cola de Marceline, explique Peter, car toute sa vie, il a ensuite fait référence à l’immeuble Zurcher où se trouvait la murale comme étant ‘l’immeuble Coke’. »

En 1942, Disney a fait la promotion du film d’animation Saludos Amigos en utilisant The Pause that Refreshes on the Air, une émission de radio commanditée par Coca-Cola. One Hour in Wonderland, la première émission télévisuelle de Disney, a été diffusée huit ans plus tard et a aussi permis de diffuser la deuxième publicité télé de l’histoire de Coca-Cola. Dans les années 1950, Walt Disney Productions et The Coca-Cola Company avaient alors collaboré à de nombreux projets ensemble, et quand on a annoncé la création de Disneyland, Coca-Cola a choisi de participer au « coin des rafraîchissements », le Coca-Cola’s Refreshment Corner. Évoquant « l’immeuble Coke » de sa bien-aimée Marceline, Walt a insisté personnellement pour que le « coin des rafraîchissements » soit conçu dans le même style que l’immeuble Zurcher de sa ville natale.

« Ce que Walt ne savait pas au moment de la construction du Refreshment Corner, c’est que l’inspirante murale à Marceline avait disparu depuis longtemps, ajoute Peter. Après le départ de la famille Disney, les propriétaires de l’immeuble [Zurcher] l’ont agrandi, cachant la murale Coca-Cola. »

Pendant des décennies, le lien entre le Refreshment Corner et l’immeuble Zurcher est demeuré un mystère, tant pour les historiens de Coca-Cola que pour ceux de Disney, et la raison pour laquelle Walt l’avait appelé « l’immeuble Coke » semblait perdue à jamais. Cependant, au début des années 2000, un incendie a ravagé la nouvelle aile de l’immeuble, sans toucher au bâtiment principal, permettant de dévoiler à nouveau des traces de l’ancienne murale.

Après avoir entendu l’histoire de la murale, Krista s’est immédiatement sentie interpellée et elle en a discuté avec ses collègues à Atlanta. Ted Ryan, directeur des communications sur le patrimoine et Ken Schroeder, représentant principal des ventes nationales pour la division Disney de Coca-Cola ont été rapidement contactés et ils décidèrent que cet important bout de l’histoire partagée entre Coca-Cola et Disney devrait être restauré dès que possible.

L’automne suivant, Best Bet Arts & Media de Roanoke en Virginie a été embauchée par The Coca-Cola Company pour se rendre à Marceline afin de restaurer la murale. L’équipe de Best Bet a passé un difficile et très froid mois de novembre 2015 à l’extérieur, sur des échafaudages, afin de redonner, avec beaucoup d’efforts, la beauté d’antan à cette ancienne œuvre. La murale a rapidement capté l’attention des habitants de la ville, tout comme lorsqu’elle avait été peinte en 1906. « Toute la ville s’est mise à parler de la murale quand le travail a commencé. Au début, personne ne savait ce qui se passait… Mais une fois que les gens ont compris que la murale Coke était en cours de restauration, ils ont été nombreux à passer devant en voiture, pour voir l’avancement des travaux », a rajouté Peter.

L'Équipe du Best Bet Arts & Media (de gauche à droite: George Kelly, Jack Fralin and Bill Johnson)

À la fin de novembre, la murale restaurée était prête et elle a été présentée à The Walt Disney Company, à Noël, en signe de reconnaissance. Elle représentait presque 75 ans de partenariat et de collaboration entre les deux entreprises. En fait, le Coca-Cola’s Refreshment Corner à Disneyland est comme un exemple vivant de cet esprit de collaboration; grâce à son succès, maintenant de nombreux événements dans d’autres parcs thématiques Disney, ailleurs dans le monde, sont tenus par Coca-Cola.

De nos jours, l’histoire de la murale Coca-Cola restaurée est très populaire auprès des visiteurs qui se rendent à Marceline. « Les visiteurs du musée adorent cette anecdote, nous rapporte Peter Whitehead. Chaque semaine, des centaines de personnes viennent voir la murale Coke après en avoir entendu parler. »