Si je vous demandais quels mots vous associez à Coca-Cola, que diriez-vous ?

Qualité ? Goût ? Rafraîchissant ?

Et que pensez-vous de « musique » ?

Vous ne le réalisez peut-être pas, mais la musique est au cœur de la façon dont Coca-Cola rejoint ses amateurs depuis les tous débuts, et les Canadiens y ont beaucoup contribué. Dès la fin du XIXe siècle, Coca-Cola plaçait des images de chanteurs populaires du music-hall ou de l’opéra sur ses objets promotionnels tels que cabarets ou affiches. Durant l’âge d’or de la radio, Coca-Cola a su tirer parti de l’engouement du public pour le jazz en produisant une émission de radio hebdomadaire appelé The Coca-Cola Hour. Si l’animateur, le poste de radio et même le nom de l’émission ont changé avec le temps, la musique est demeurée un élément essentiel de cette émission où l’on pouvait entendre les succès et les classiques de l’époque.

Dans les années 1940, un Canadien du nom de Percy Faith fut contacté par Coca-Cola pour s’occuper de la musique de l’émission The Pause That Refreshes on the Air. Faith, natif de Toronto, était un chef d’orchestre bien connu à la radio canadienne lorsqu’il devint responsable de la musique de l’émission de Coca-Cola. Diffusée jusqu’à la fin des années 1950, l’émission de Faith était relayée par 176 stations partout aux États-Unis, incluant deux à Hawaï et six en Alaska, et par 39 stations à travers le Canada.

Après la Seconde Guerre mondiale, les goûts musicaux changèrent de nouveau. Alors que les premiers baby-boomers devenaient adolescents, le rock’n’roll était la musique de choix, et avec l’arrivée des années 1960, Coca-Cola cherchait de nouvelles façons de rejoindre la jeune génération. C’est à cette époque que Bill Backer, légende de Coca-Cola et compositeur de l’une de ses plus célèbres chansons, a proposé « Things Go Better With Coke ». Cette campagne imaginative présentait des artistes célèbres de l’époque qui enregistraient le slogan à leur manière. Mais c’est peut-être Bobby Curtola de Thunder Bay qui l’a le mieux chanté.

Déjà idole des jeunes au Canada et aux États-Unis, Curtola avait enregistré Things Go Better with Coke en 1964, et la chanson avait tout de suite connu le succès. Afin de profiter de cet élan, Coca-Cola a alors lancé des enregistrements d’artistes canadiens tels que David Clayton Thomas and the Shays, J.B. and the Playboys et Jack London. Au Québec, Coca-Cola a fait confiance à Petula Clark, César et les Romains, Les Baronets et Les Cailloux pour enregistrer des versions françaises de la chanson à succès.

Coca-Cola travaillait aussi avec des groupes émergents pour produire des enregistrements promotionnels que les consommateurs pouvaient se procurer. En 1968, les jeunes amateurs de Coca-Cola n’avaient qu’à envoyer 10 joints de capsules de bouteilles plus un dollar pour recevoir un album intitulé A Wild Pair. Cet album à deux groupes comprenait cinq chansons des Staccatos d’Ottawa (devenu plus tard le Five Man Electric Band), ainsi que cinq chansons d’un petit groupe Winnipeg appelé The Guess Who ! L’album s’est si bien vendu qu’il aurait pu être certifié « or » au Canada… s’il avait été admissible à cette distinction.

Aujourd’hui, l’héritage de ce dialogue musical entre Coca-Cola et les Canadiens se poursuit avec des programmes comme « Écoute un Coke ». Avec 189 listes d’écoute Spotify spécialement préparées pour les beaux moments de l’été, incluant des listes conçues pour le 150e anniversaire du Canada, les Canadiens peuvent maintenant construire la trame sonore de leur été avec leurs boissons Coca-Cola favorites.

Des succès de music-hall du XIXe siècle jusqu’aux chansons des palmarès d’aujourd’hui, Coca-Cola sait depuis toujours qu’il accompagne bien la musique. Pourquoi ? Peut-être parce que les deux ont le tour de rassemblent les gens de tous les horizons et de leur permettre de partager une expérience unique. Mais peu importe le secret de ce lien, il est enthousiasmant de voir que la relation entre    Coca-Cola et la musique se poursuit de nos jours, et que les artistes et les innovateurs canadiens y sont pour beaucoup.