À l’étranger, certains imaginent souvent les Canadiens en hiver de la façon suivante : ils portent manteau et tuque, tiennent un bâton de hockey dans une main et les rênes d’un gentil ours polaire dans l’autre. Cette image bizarre est bien loin de la réalité (tous les Canadiens le savent, l’autre main tient une canne de sirop d’érable, car on ne met pas de rênes aux ours polaires…). Mais, elle est compréhensible étant donné que nous sommes étroitement associés aux symboles de l’hiver et du Nord. Malheureusement, le Grand Nord est en péril suite aux changements climatiques et, dans le portrait ridicule ci-dessus, rien n’est plus menacé que l’ours polaire.

Le premier effort majeur pour sauver les ours polaires est venu en 1973 quand un groupe de cinq pays arctiques ayant des populations d’ours polaires et étant connus comme les États de l’aire de répartition des ours blancs ont signé l’Accord sur la conservation des ours polaires. Cet accord a été conçu pour protéger ce magnifique animal par mettant l’accent sur les objectifs comme préservant l’habitat naturel des ours polaires de l’intrusion humaine. Dans cet effort le Canada, le Danemark, la Norvège, la Russie et les États-Unis ont créé un exemple impressionnant de conservation réussie à l’échelle internationale.

« Les actions entreprises à la suite de l’Accord de 1973 ont grandement contribué à stabiliser et à redresser les populations d’ours polaires. Par la suite, il est devenu évident qu’une nouvelle menace – les changements climatiques – sévissait et qu’elle causait la disparition de l’habitat des ours, mentionne la Dre Melanie Lancaster, spécialiste principale des espèces arctiques du Programme Arctique du WWF. Depuis la fin des années 2000, le point central de la conservation des ours polaires s’est transformé en vue de comprendre et de réduire les impacts du réchauffement climatique. Actuellement, on constate que la glace de mer en été fond plus rapidement et se reforme plus lentement à l’automne, ce qui force les ours polaires à demeurer plus longtemps sur la terre ferme, loin des phoques, leur principale source d’alimentation. Les scientifiques ont découvert que cette situation stressante affecte leur capacité de se reproduire et même de survivre dans certaines régions. »

En 2011, s’appuyant sur leur réussite précédente, The Coca-Cola Company et le WWF se sont associés pour défendre la cause de la conservation des ours polaires par le biais de la campagne Habitat arctique de Coca-Cola. Ce programme visait à accroître la sensibilisation et à recueillir des fonds lors d’activités communautaires comme le Polar Dip du WWF, ainsi qu’à offrir du contenu en ligne sur la conservation dans l’Arctique et des canettes spéciales à l’effigie de l’ours polaire. À ce jour, le programme a permis d’amasser près de six millions de dollars et de soutenir des travaux importants comme la réduction du conflit ours-humain en aidant les communautés arctiques à mieux vivre aux côtés des ours polaires et en identifiant une région nommée le Dernier refuge de glace où il est probable que la glace de mer dure le plus longtemps et en effectuant une gestion efficace de cette zone.

« Pour les Canadiens, l’Arctique et le Dernier refuge de glace sont importants, mais il s’agit également d’une zone devant être protégée au profit du monde entier en raison de son habitat et de ses espèces uniques ainsi que de la capacité de la glace à ralentir le rythme des changements climatiques, déclare Ron Soreanu, directeur, Affaires publiques et communications chez Coca-Cola Ltée. L’entreprise a pu profiter d’une occasion incroyable d’utiliser sa marque pour sensibiliser les gens au sujet d’un enjeu important et aider à financer le travail exceptionnel de WWF-Canada pour protéger le Dernier refuge de glace. »

Tandis que Coca-Cola et le WWF rappelaient à la population mondiale les risques auxquels les ours polaires font face, la situation a de nouveau suscité l’intérêt des États de l’aire de répartition des ours blancs qui ont redoublé d’efforts pour relever les nouveaux défis liés aux changements climatiques. En 2013, l’année du 40e anniversaire de l’Accord de 1973, les cinq États membres se sont de nouveau engagés pour coordonner leurs actions. Deux ans plus tard, ils se sont entendus sur un plan d’action circumpolaire et ont développé des stratégies à l’échelle de leurs pays ainsi que des projets nationaux et binationaux. Le WWF suivra les progrès des États de l’aire de répartition des ours blancs et contribuera aux projets dans la mesure du possible pour veiller à ce que les ressources et les actions des pays participants se concentrent sur les zones ayant le plus d’impact sur les ours polaires.

Le plan d’action circumpolaire représente le parfait exemple de ce que nous appelons chez Coca-Cola la collaboration « triangle d’or » (entreprise, gouvernement et organisme de la société civile ou sans but lucratif). En utilisant la force de notre marque et notre expertise en marketing pour accroître la sensibilisation et recueillir des fonds, nous permettons à des groupes comme le WWF d’appuyer des recherches essentielles et d’exécuter leurs propres programmes qui en retour soutiennent les gouvernements afin qu’ils prennent des décisions éclairées et les mesures appropriées.

« Bien que le fait de discuter d’efforts de conservation puisse parfois sembler austère, je crois sincèrement qu’il s’agit d’un message d’espoir, indique la Dre Lancaster. Nous pouvons tous agir sur une base individuelle pour contribuer à ces efforts. En portant attention à nos actions au quotidien, en diminuant notre empreinte personnelle de carbone et en nous assurant que nos gouvernements prennent des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous pouvons avoir une influence sur la situation des ours polaires et de l’Arctique. »